Le chiffre du mois : 1 400 milliards

publié le 22 mai 2015

C’est en euros ce que coûte chaque année aux économies européennes les 663 000 décès prématurés et pathologies engendrés par la pollution de l’air.

Transflash Mai 2015 (n°397)

Cette estimation du coût de l’impact sanitaire de la pollution de l’air est le résultat de la dernière évaluation publiée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), portant sur 53 pays de la région Europe.

En France, ce coût s’élève à plus de 53 milliards de dollars et représente 2,3 % du PIB en 2010.

Dans la zone (allant de l’Islande au Kazakhstan) étudiée par l’OMS et l’OCDE, la pollution atmosphérique a entraîné 482 000 décès prématurés, provoqués par des maladies cardiaques et respiratoires, des maladies coronariennes, des accidents vasculaires cérébraux ou encore le cancer du poumon. Si l’on rajoute la pollution de l’air intérieur qui cause 117 200 décès prématurés supplémentaires, la pollution de l’air est donc au total à l’origine d’environ
663 000 décès prématurés.

Si le nombre de décès prématurés baisse de 12 % entre 2005 et 2010, il n’en demeure pas moins que les coûts liés à la pollution augmentent de près de 14 % sur cette période.

Ce paradoxe apparent peut s’expliquer par une meilleure prise en charge des personnes affectées, notamment dans le traitement des maladies provoquées par la pollution. Mais ce coût reste néanmoins très important et pèse lourd sur les économies européennes, notamment « sur les budgets des administrations publiques, des hôpitaux et des ménages », soulignent les auteurs de l’étude.

Les mesures prises pour réduire la pollution atmosphérique concernent de façon très importante le secteur des transports, fort émetteur de particules fines et d’oxydes d’azote.

Le lien entre transports et santé publique ne se résume toutefois pas aux nuisances liées à la pollution de l’air. Nous vous invitons à consulter le numéro spécial de Transflash pour en savoir plus.


APMP : Pollution de l’air extérieur aux particules.
HAP : Pollution intérieure par des combustibles solides.
IHME : Institut de métrologie et d’évaluation de la santé.
WHO : OMS.

Auteur : Aldric Motte, stagiaire au Cerema sur la prise en compte des liens entre transports et santé dans la planification

Contact : Cerema Territoires et ville - Laurent Jardinier

Télécharger Transflash n°397 - Mai 2015 (format pdf - 5.1 Mo - 22/05/2015)