Vélo et marche modes doux ou modes actifs ?

publié le 2 avril 2010 (modifié le 30 août 2013)

Comment qualifier la marche et le vélo ? Peut-il s’agir de modes actifs ou de modes doux ? En d’autres temps, il a été question de modes autogènes ? La DGLFLF ne fait pas mention de ces terminologies. Il convient donc de les jauger du point de vue de leurs usages et des enjeux qu’ils recouvrent.

La terminologie « modes doux » est la première à être apparue en France. Elle entre dans une approche caractérisant le vélo et la marche à pied par opposition aux modes motorisés. En cas d’accident impliquant un véhicule motorisé et un piéton ou un cycliste, ces derniers sont le plus souvent les victimes de ces accidents. De plus, vélo et marche ne sont pas consommateur d’énergie autre qu’humaine et n’ont pas les rejets de polluants ou de gaz à effet de serre des véhicules motorisés. Cette terminologie correspond bien à l’approche de la loi sur l’air et de l’utilisation rationnelle de l’énergie (1996) et va dans le sens de la réduction du nombre de véhicules kilomètres en automobile dans les grandes agglomérations via les plans de déplacements urbains.

La terminologie « modes actifs » est arrivée avec les préoccupations d’obésité et de surpoids qu’ont eu à confronter plusieurs pays. En effet, les conséquences sont une dégradation prévisible de l’état sanitaire de leur population à commencer par les enfants. L’usage inconsidéré de modes inactifs (au sens d’activité physique) que sont les véhicules motorisés, a été mis en évidence largement en Grande Bretagne et en Amérique du Nord et plus récemment en France. L’approche santé va donc insister sur l’aspect actif (au sens d’activité physique) de l’usage du vélo. En France, le congrès du Club des Villes et Territoires Cyclables de 2007 a mis sur le devant de la scène cette notion d’activité liée à la marche et au vélo en parlant de « modes actifs » tout au long des sessions. Il s’agit d’intégrer dans le quotidien de chacun lorsque c’est possible un minimum d’activité physique en se déplaçant.

Il n’y a donc pas d’incompatibilité entre ces termes, et l’on trouvera dans les travaux du CERTU l’un ou l’autre suivant la perspective dans laquelle on se place.